Aliénor-d’Aquitaine à la pointe de la langue des signes

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Le lycée fait partie des six établissements français qui dispensent l’option Langue des signes française, enseignés par des intervenants sourds.

Au-delà de l’option LSF, certains cours font aussi intervenir des interprètes comme Virginie Godillon, de l’association « Deux langues pour une éducation », pour, cette fois, venir en aide à des élèves sourds.
Au-delà de l’option LSF, certains cours font aussi intervenir des interprètes comme Virginie Godillon, de l’association « Deux langues pour une éducation », pour, cette fois, venir en aide à des élèves sourds.

Au mois de juin, une poignée de lycéens d’Aliénor-d’Aquitaine décrocheront leur bac avec l’option Langue des signes française (LSF). Une première à Poitiers. Mise en place en 2006, cet enseignement facultatif proposé principalement aux élèves entendants de ST2S (Sciences et techniques sanitaires et sociales) est dispensé localement par des intervenants sourds, issus de l’association 2LPE (Deux Langues pour une éducation). Comme Christophe Touchais, qui encadre notamment une classe de première.

“ Une expression
très imagée ”

Dans la salle, seulement des filles. Certaines ont choisi cette option « par simple curiosité », d’autres pour ajouter une ligne à leur futur CV. L’une d’entre elles avoue s’y être intéressée « pour communiquer plus facilement avec une amie sourde ». Le jeune intervenant s’exprime en écrivant sur le tableau. « Je prépare les élèves à décrire un paysage, à localiser un objet dans l’espace, à utiliser les formes de signes appropriées ».
Le plus difficile dans cette transmission de savoirs réside dans « l’expression corporelle (le regard, le visage, la vitesse de mouvement), qui demande une expression très imagée ».
Les lycéennes avouent communiquer beaucoup par mimes. « On apprend aussi à épeler les mots avec l’alphabet des signes. Selon l’interlocuteur, le langage signé évolue. Il existe par exemple six façons de dire maman », explique une lycéenne. D’où l’attention que porte Christophe Touchais aux « structures de grande iconicité », compréhensibles par le plus grand nombre de personnes initiées.
Martine Pineau, professeur en ST2S et coordinatrice LSF au sein de l’établissement, qui enseigne elle même à deux élèves sourdes (voir ci-dessous), souligne que cette option rencontre un gros succès. « Elle n’est plus suffisante, nous avons beaucoup de demandes. Depuis 1998, le lycée a mis en place des ateliers qui constituent un apprentissage supplémentaire. »

Source : http://www.poitiers.maville.com © 11 Février 2009 à Poitiers

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