Les grands sourds : Ludwig Van Beethoven

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Date de naissance : 17 Décembre 1770 à Bonn , Mort : 26 Mars 1827 à Vienne

Nationalité : Allemagne

Résumé : Sourd

Biographie :

Ludwig van Beethoven naît dans une famille de musiciens: son grand-père est maître de chapelle à la cour de l’Électeur de Cologne à Bonn, et son père, y est ténor. Il grandit, avec ses deux frères cadets, dans une famille pauvre. Il ne fait que ses études primaires. Ses talents musicaux se manifestent très tôt et son père décide de les exploiter pour en faire un enfant prodige comme Mozart. C’est dans cet esprit qu’il reçoit, de ce père alcoolique et brutal, une éducation musicale sévère. En 1778, alors âgé de huit ans, il donne son premier concert à Cologne et en 1781, il effectue une tournée en Hollande. En 1787, il se rend à Vienne où il rencontre Mozart. Il doit revenir à Bonn car le décès de sa mère l’oblige, face à l’incapacité de son père alcoolique, à s’occuper de ses jeunes frères.

En 1792, il s’installe à Vienne où il travaille avec Haydn. Il se fait d’abord connaître comme pianiste et improvisateur. Il compose alors ses premières oeuvres qui le propulsent au premier plan du monde musical viennois et international. Il accomplit plusieurs tournées triomphales à Nuremberg, Prague et Berlin. Cette période est assombrie en 1796: dès 26 ans, il commence à devenir sourd et le sera totalement à 47 ans.

De 1799 à 1812, son inspiration connaît un remarquable épanouissement dont témoignent la fécondité et la richesse de sa production. C’est alors qu’apparaissent les premiers chefs-d’oeuvres avec les Sonates pour piano dites « Pathétique » et « Clair de lune ». Cette période, marquée par de nombreuses liaisons menant toutes à des déceptions amoureuses, donne naissance à des oeuvres grandioses dont la Troisième Symphonie dite « Héroïque », Fidelio, son unique opéra, la Sixième Symphonie dite « Pastorale » et la Huitième Symphonie.

Après l’été 1812, il traverse une crise longue et profonde. Découragé et malade, hanté par l’idée du suicide, assailli de problèmes matériels et fatigué de Vienne et de ses intrigues, il s’enferme dans le désespoir et le silence. Une autre lutte épuisante le guette. Avant de mourir, son frère Karl lui confie la tutelle de son fils de neuf ans, situation qui sera à l’origine de nombreux drames familiaux. Il ne communique plus que par écrit ses réflexions qui attestent de son retrait du monde.

Entre 1819 et 1823, la composition de sa gigantesque Missa solemnis, commandée par l’Archiduc Rodolphe, va lui redonner une nouvelle foi en son art. Muré dans sa surdité, il écrit quelques-unes des oeuvres les plus marquantes de l’histoire musicale dont l’une de ses pièces maîtresses la Neuvième Symphonie dite « Ode à la joie » et ses ultimes Quatuors.

Il meurt, à l’âge de 57 ans, alors qu’un terrible orage s’abat sur Vienne. C’est avec la pompe réservée aux héros que 20 000 Viennois accompagnent sa dépouille au cimetière Wöhring

Photos :

Cahier de conversion utilisé par Beethoven
alors qu’il était sourd

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