Le Karaté Club Corporatif de Guilers ouvert aux malentendants

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Tous les jeudis soirs, le groupe des enfants de 7 à 9 ans du Karaté Club Corporatif de Guilers (une antenne du l’Iroise Karaté do à Brest) se retrouve sur les tatamis de la salle de Kérampennec. Parmi eux, Maureen Le Bolloch, adorable petite blondinette de 7 ans. Rien ne la distingue de ses petits camarades de club, la petite fille est cependant sourde de naissance. Aujourd’hui bien intégrée dans le groupe, Maureen attend avec impatience le jeudi18h, pour se rendre au dojo. Une intégration réussie grâce aussi à Charline et Yohann Rambert, les deux assistants de Stéphane Travers, professeur de judo. La soeur et le frère, respectivement ceinture noire 1 e r dan et ceinture noire technique ont tous les deux décidé d’apprendre la langue des signes. « C’est une initiative personnelle. Avec mon frère, nous avons voulu faire quelque chose pour les malentendants. Nous voulons les intégrer au groupe, comme n’importe quelle personne désirant pratiquer le karaté » explique Charline Rambert. Les deux jeunes karatékas, après avoir reçu l’accord du club et de la fédération se sont inscrits à l’URAPEDA, une association régionale de parents de déficients auditifs, afin d’apprendre le langage des signes. Après avoir commencé l’apprentissage par les mimes, ils sont maintenant capables de dialoguer avec Maureen. « L’enseignement du karaté étant très visuel, Maureen nous regarde faire, puis reproduit les mouvements, sans problème de décalage par rapport aux autres élèves. » A l’aise sur le tatami, la petite fille s’est fondue aisément dans le groupe des débutants. « Les enfants communiquent avec elle, par mimes. » Et la maman de Maureen est aussi très satisfaite. « Je souhaitais que ma fille pratique un sport. Je l’ai alors inscrite dans un club de gym, mais il fallait que j’assiste systématiquement aux cours. Cette année, c’est différent, elle se sent très bien et ne veut plus que je reste avec elle » dit Mme Bolloch qui trouve Maureen plus épanouie. Souhaitant ouvrir davantage la section aux malentendants, Charline et Yohann Rambert continuent d’apprendre le langage des signes. « Nous aimerions accueillir plus d’enfants, mais aussi des adultes » poursuivent le frère et la soeur qui rappellent que le club est aussi implanté à Brest.

Source : http://www.letelegramme.com © 1 Février 2000 à Brest

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