Le langage des signes : accéder à un autre monde

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Apprendre le langage des signes est loin d’être simple, mais en tout cas très enrichissant pour soi, même si l’on est entendant et pour son interlocuteur surtout quand il est enfant : « C’est important qu’un sourd puisse communiquer, car il peut ainsi développer et faire évoluer sa pensée ». Marie Jégousso est la maman d’une petite fille sourde de six ans. Comme cinq autres personnes, elle participait cette semaine, à un stage de niveau 2 (deuxième stade d’une série de six), de langage des signes, organisé par l’URAPEDA (Union régionale des associations des parents d’enfants déficients auditifs) (1) et dispensé par Fabrice Monmarchon, un sourd de naissance. Un langage corporel « Au début, nous communiquions par le mime et au fur et à mesure, nous avons appris des mots et la grammaire ». Il n’y a pas que les mains qui sont importantes dans le langage des signes, le visage et le corps interviennent également. Les expressions qui s’en dégagent sont l’équivalent de l’intonation de la voix. A Quimper, les cours sont réservés aux adultes, les parents d’enfants sourds étant prioritaires, mais tout le monde peut y avoir accès, comme Chantal Quéourou, étudiante en psychologie; qui effectue ce stage uniquement par envie, ou Marina Blouet, qui souhaite devenir éducatrice. Avec Marie, deux autres mamans sont présentes et grâce à ces cours elles enseigneront elles-mêmes le langage des signes à leurs enfants, sans oublier de continuer à se perfectionner, tous les jeudis soir à la rentrée, lors de stage de niveau 3 et 5. (1). — URAPEDA : 19, rue Bruat, 29200 Brest.

Source : http://www.letelegramme.com © 22 Juillet 1996 à Brest

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